Medoc Atlantique Frenchman Triathlon Carcans

Ce week-end avait lieu à Carcans, commune de Gironde, le désormais célèbre “Frenchman”, 4 de nos rouges et noirs étaient au départ, avec quelques premières : Vincent sur le L et Martin sur le XXL. Tous sont allés chercher la breloque de finisher, dans des conditions de course plus ou moins simples à cause de la météo.
BRAVO à nos warriors !!

Ce week-end, j’ai vécu mon tout premier triathlon L… et honnêtement, ça a été l’une des journées les plus compliquées que j’ai connues en course.

Tout commence très tôt, avec une arrivée sur le site vers 6h20. On prépare tranquillement les sacs de transition, puis vient le moment d’entrer dans l’eau pour rejoindre le départ natation. Et là, première grosse difficulté : impossible de respirer correctement, je suffoque complètement. Après une dizaine de minutes, je parviens finalement à retrouver un semblant de calme et à reprendre mon souffle.

Le départ est donné. Je me sens pourtant plutôt bien dans la file d’attente, mais dès que je replonge dans l’eau, nouvelle crise de panique. Impossible de trouver mon rythme respiratoire, j’avale plusieurs tasses et je lutte dès les premiers mètres. Entre 200 et 300 mètres, j’arrive enfin à poser un peu ma nage. Mais à environ 700 mètres, je suis obligé de m’arrêter pour vomir. Un sauveteur me propose de me ramener, mais hors de question d’abandonner. Je repars malgré la tête qui tourne.

À 1500 mètres, rebelote… nouveau vomissement. Cette fois, un bateau vient à ma hauteur et me demande si je veux monter à bord. Encore une fois, je refuse. Je veux aller au bout. Petit à petit, j’aperçois enfin l’arche d’arrivée natation. Quand mes pieds touchent le sable, c’est presque un soulagement immense. Je marche jusqu’à la sortie complètement frigorifié.

Direction la transition. Je récupère mes affaires, puis mon vélo — facile à trouver, il ne restait quasiment plus que le mien dans la rangée. Je pars enfin sur la partie vélo, mais les pieds sont gelés. Au bout de 20 km, troisième vomissement de la journée. Les jambes n’ont aucune force, mais je serre les dents et j’avance kilomètre après kilomètre jusqu’à terminer le parcours.
Place ensuite à la course à pied. Après seulement 2 km, les crampes arrivent. Je fais alors ce que je peux : courir quand c’est possible, marcher dans les faux plats, gérer au mental. Malgré tout, j’arrive à terminer le semi-marathon. Et au final, aucune douleur au genou, ce qui est déjà une vraie satisfaction.

Ce triathlon aura été un véritable combat du début à la fin. Clairement une journée cauchemardesque… mais le plus important est ailleurs : je suis allé au bout de mon premier triathlon L. Et ça, personne ne pourra me l’enlever.

V.Daubeuf

Résultats XXL :

  • 722e DUBOC Martin 13:36:16

Résultats L :

  • 594e POIGNANT Matthieu 4:57:30
  • 1841e PRIETO Yannick 6:10:05
  • 2001e DAUBEUF Vincent 6:30:00
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